Muesli bio aux raisins - Abbaye de Sept Fons
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Muesli bio aux raisins - Abbaye de Sept Fons

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Le Muesli bio au raisins de l'Abbaye de Sept Fons est une vraie source de vitalité en plus d'être délicieux à tout moment de la journée (déjeuner, goutter...).

Pour bien démarrer la journée, ces céréales monastiques feront le bonheur de toute la famille. Et pour les plus sportifs, les jardiniers, les marcheurs... nous vous le conseillons avec du lait végétal (avoine ou noisette), auquel vous pouvez ajouter quelques graines (lin, courge). La recette des champions.

Ce muesli contient : Phosphore, magnésium, fer, thiamine et niacine

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Muesli Bio au Raisin


Fournisseur : Moulin de la trappe - Abbaye de Sept Fons


Ingrédients : Ingrédients : Flocons de céréales complètes* (69%) (avoine, blé, seigle, orge, riz) ; raisins secs* (19%) ; cubes de pomme* ; *flocons de soja (sans OGM).
*Ingrédient dorigine agricole issu de l'agriculture biologique UE et non UE : 100%
Peut contenir : Traces possibles de noisette, sésame et céleri.


Valeur nutritionnelle moyenne pour 100g
Energie (kJ) / (kcal) : 1510 / 358
Matières grasses (g) : 3,8
dont acides gras saturés (g) : 0,5
Glucides (g) : 67
dont sucres (g) : 26
Protéines (g) : 8,5
Sel (g) : 0,1

Poids Net : 375 g


Fabriqué en France


Habite la terre et reste fidèle

une réflexion sur la nature du travail monastique à Sept-Fons par Dom Patrick Olive, père abbé de Sept-Fons
        

Dès leurs origines et pour être fidèles à la Règle de saint Benoît (ch.48), les cisterciens ont voulu travailler les terres qu’ils habitaient et ils ont su créer des conditions nécessaires pour y parvenir (institution des convers, création de granges etc…), ils nous ont ainsi donné des indications utiles pour orienter tant notre réflexion que notre action aujourd’hui.

Les premiers donateurs, lors de la fondation de l’abbaye de Sept-Fons (1132), furent généreux à peu de frais et les terres où s’installa le monastère étaient principalement des marécages et d’anciens bras de la Loire surtout faits de sable. Les moines ont, au cours des siècles, amandé ces terres et ils ont aussi arrondi leur propriété en y adjoignant des sols plus riches et plus fertiles. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, ils vécurent exclusivement de l’agriculture et de l’élevage et, à partir de 1850 environ, ils passèrent pour des « fermiers modèles », réputation (en partie justifiée) qu’ils gardèrent pendant plus d’un siècle.

Ils durent cependant, durant cette même période, adjoindre à l’agriculture (culture proprement dite, élevage, verger et potager) une autre activité de type artisanal (et presque industriel) pour assurer à la communauté des revenus suffisants. Ce furent d’abord une Brasserie (échec retentissant et coûteux), un moulin à grain, puis la Germalyne (transformation du germe de blé) et ses dérivés, et enfin la confiture.
 
Cependant l’activité agricole n’a pas cessé et on continue encore aujourd’hui à cultiver les terres pour en vendre le produit ou pour la consommation de l’élevage laitier dont le produit est transformé en fromage par un artisan des environs.

Cette histoire et son évolution n’ont pas été la réponse à une réflexion théorique sur les rapports des moines et de leur environnement mais plutôt une sorte de pragmatisme, une réaction de bon sens (ou qui se croyait telle, dans certain cas) pour faire face à une situation très prosaïque : faire vivre une communauté nombreuse d’hommes qui avaient choisi un certain mode de vie et souhaitaient y reste fidèles.

Pendant longtemps, et de manière bien documentée à partir de la deuxième moitié du XIXème, le fait de travailler la terre a fait « naturellement » partie de la vie des moines de Sept-Fons. Ils étaient nombreux (presque une centaine) et fournissaient donc un personnel disponible pour des travaux souvent pénibles et fastidieux (fenaison, démariage des betteraves, récolte des pommes de terre etc… toujours effectués, à l’époque, en habits de laine), surtout avant l’apparition de la mécanisation et même après. Ils employaient aussi de nombreux hommes des alentours (jusqu’à une trentaine).

Ces travaux marquaient le rythme des jours et des saisons à la façon dont en parle saint Benoît (ch.48). Les moines ressemblaient ainsi à leurs voisins paysans et on peut espérer qu’ils puisaient, dans ce rythme proche de la terre, une sagesse, un calme et une réelle capacité d’adaptation qui leur était ensuite bien utile dans leur vie quotidienne en communauté.

Lorsqu’il apparut clairement qu’on ne pourrait plus vivre principalement de ce travail de la terre, se posa le problème de savoir comment on allait s’adapter. A Sept-Fons, la réponse fut tâtonnante et, au début, très insatisfaisante (expérience ratée de la brasserie). Le Moulin à grains, qui travaillait pour tous les environs constitua une réponse plus satisfaisante et une sorte de compromis entre agriculture et artisanat. Il ne constituait cependant pas une réponse suffisante et il fallut chercher ailleurs.

En 1930, la création de la Germalyne (germe de blé stabilisé) et sa commercialisation furent la réponse « providentielle » à cette situation. On était au début de la découverte des « vertus « des vitamines et, après avoir réussi à stabiliser le germe de blé, riche sur ce point, en conservant ses vertus, on améliora peu à peu le processus puis, vers les années 70, alors que la concurrence dans ce domaine devenait féroce, commença la diversification : germe chocolaté, puis adjoint à d’autres plantes et enfin, dans un autre registre création de confitures. Au cours du temps, la fabrication s’est transformée et amplifiée mais elle reste une activité semi-artisanale, toujours liée aux produits de la terre qu’elle utilise exclusivement et elle permet à la communauté de vivre.

Même si elle ne se posait pas au départ, la question de savoir si on allait se consacrer exclusivement à cette activité a fini par devenir réelle. D’une part la diminution du nombre des moines, d’autre part les aléas de la rentabilité tant de l’agriculture que de l’élevage, même laitier, obligeaient à des révisions qui pouvaient être déchirantes !

Pourtant, un fond de bon sens paysan demeuré malgré tout ou une réaction de « santé monastique » (ou les deux ?) nous conduisirent au choix de garder l’activité agricole et l’élevage (et aussi les vergers et le potager). Le renouveau des vocations vint donner du poids à ce choix assez hasardeux à son début, car il apparut très tôt que des jeunes frères trouvaient bien leur place dans ce type de travail.

Ces quelques notes montrent à quel point notre rapport à la terre est prosaïque et relève plus de choix pratiques que de réflexions théoriques. Il est certain, en particulier, que notre environnement très largement dégradé (une carrière de sable, un axe routier majeur, une usine de fabrication automobile) nous a rendus sensibles à la nécessité de garder un rapport équilibré avec la nature, en particulier dans le travail. Nous avons conscience qu’il s’agit là d’un enjeu assez fragile et toujours à rééquilibrer mais nous en percevons aussi les bienfaits dans notre quotidien et nous sommes généralement d’accord pour en assumer le prix, il n’est pas évident aujourd’hui, en effet, d’équilibrer le budget d’une communauté qui tient à garder une activité agricole et il faut avoir assez de frères capables de l’assumer.

SMUESRAISIN

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Isabelle G. publié le 14/07/2021 suite à une commande du 17/04/2021

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équilibré dans sa constitution, très bon à déguster

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